14.03.2006
Vive les syndicats de gauche!
Voici ce que nous pouvions avoir comme information ces derniers jours par SUD Etudiants Angers :
« L’Université d’Angers en grève !!!
Ce jeudi midi (le jeudi 9 mars), à la fac de lettres, 300 étudiants ont voté pour la grève et le blocage de la fac de Belle Beille. C’est une nouvelle victoire pour le mouvement social face à un gouvernement toujours aussi arrogant et sûr de lui.
La précarité n’est pas une fatalité. Le système économique dans lequel nous sommes ne descend pas du ciel. Imposons d’autres choix !
La prochaine AG se tiendra lundi midi. En attendant, nous occupons les locaux et nous transformons la fac en véritable lieu de vie autogéré. Venez débattre, discuter, entendre d’autres discours que ceux formatés par les médias !
Organisons nous collectivement pour résister. La résignation, c’est un suicide quotidien. Alors luttons !!! ».
Je me demande réellement qui est arrogant dans cette histoire ? Un Gouvernement qui propose des solutions ou bien de pseudos révolutionnaires en mal de gloire ?
Si pour eux la précarité n’est pas une fatalité, c’est qu’ils doivent être bien déconnectés de notre réalité, à nous les jeunes, et de tous les efforts que nous faisons pour assurer nos études, subvenir à nos besoins et préparer notre avenir.
Je ne fais pas partie de ceux qui aspirent à devenir des assistés, préférant profiter et abuser du système plutôt que de travailler.
Je ne fais pas partie de ceux qui se targue d’être les apôtres de la démocratie, quand bien même ils n’en connaissent pas la signification et préfère l’anarchie.
Dans une société comme la nôtre, la loi est à respecter, les droits et devoirs de chacun aussi.
Alors qu’on me rende le droit d’étudier ! Qu’on me rende le droit d’aller et venir dans ma fac !
Annabelle, étudiante.
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Ambiance sous tension
Une fois de plus, un certain nombre de nos jeunes sont allés manifester contre le CPE lors de la manifestation angevine du 7 mars. Au même moment se tenait un colloque européen de la visite d’entreprise, auquel participait l’un des membres du Gouvernement. Le résultat : un face à face tendu entre manifestants et CRS. Mais encore mieux, c’est qu’après bloquer nos facultés, après faire tenir des états de siège dans nos villes, nos pauvres bloqueurs se plaignent que la force publique n’interviennent. Auraient-ils oubliés qu’ils n’ont pas le pouvoir, que la vie en société ne signifient pas bafouer en permanence les droits et libertés des autres ? Notre jeunesse n’est plus éduquée, ne veut plus travailler, est assistée…
Jean Ed.
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